lundi 27 mai 2013

Parjures

Il y aurait pourtant de quoi remplir une morgue avec tous les trucidés et suicidés de ce livre, mais il subsiste en dépit de toute cette violence, un fil d'humanité, ténu mais solide qui vous emmènera jusqu'au bout de cette histoire.

Cette humanité qui affleure à chaque geste de cette commissaire qui fume et qui fulmine et qui fait tourner sa boutique avec autorité, le tout avec Marseille en toile de fond. Une toile que l'auteur connaît parfaitement jusqu'à nous en restituer des sensations olfactives.

Gilles Vincent nous livre ici une histoire qui semble avancer d'un train de sénateur ... pépère. Tout cadre parfaitement, emballé c'est pesé. 

Mais que nenni ! Le compte n'y est vraisemblablement pas ! Ce n'était qu'illusion, que la partie immergée du glaçon dans un verre de pastaga ! 

Subitement, le train de sénateur, l'histoire pépère, le petit trot se transforme en galop et le livre ne vous lâche plus. Une descente effrénée et raide vers l'angoisse absolue.

Puis cette fin qui donne tout sa dimension au titre et qui nous rappelle o combien la matière humaine est complexe et reste humaine.

Gilles Vincent nous fera l'honneur de sa présence à PAN III, venez nombreux !

A lire également "Djebel" et "Beso de la muerte"

Par A.T

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